Alice Borissov, un ange éternel.

Neuf jours. Cela fait neuf jours que je ne l'ai plus vue. Entre-temps, je me suis laissé aller entre énervement, tendresse manque et amusement. Je ne peux pas m'empêcher de regretter la façon dont nous nous sommes quittée la dernière fois. Tout est de ma faute, je le sais bien. Et pourtant. J'avais l'impression d'être si...transparente ? Dérangeante ? Bien sûr, je le sais, rien ne sert de remuer le couteau dans le passé. Mais j'ai tellement besoin d'elle. Comme si elle ne le savait pas. Comme si je ne le lui avais pas assez répété. C'est drôle quand même de voir comment se déroulent les événements. Comme si le destin s'amusait à nous empêcher de nous voir. Comme si cela allait durer indéfiniment. Je l'aime. Non. C'est bien plus que ça, et c'est bien là qu'est le problème.
C'est si simple pourtant. Si simple, d'habitude. Mais il faut quand même toujours que certaines questions restent en suspend, que certaines attitudes blessent, que certains mots attristent. Je suis sûre qu'elle n'y pense déjà plus, à ce jour si désagréable. Mais moi, je ne cesse d'y repenser. De me dire que je suis bête et puérile de réagir comme ça. Mais ça comble le manque énorme que je ressens, en pensant à elle, tout le temps. J'ai réellement besoin d'elle pour vivre. Et ici je me plains de mes blessures alors que je ne devrais que la remercier.
SI C'ETAIT SIMPLE D'AIMER ?
Alice Borissov, un ange éternel.

# Postato venerdì 25 dicembre 2009 18:59

Hell-Lolita Pille

On vit...comme des cons. On mange, on dort, on baise, on sort. Encore et encore. Et encore... Chaque jour est l'inconsciente répétition du précédent : on mange autre chose, on dort mieux, ou moins bien, on baise quelqu'un d'autre, on sort ailleurs. Mais c'est pareil, sans but, sans intérêt. On continue, on se fixe des objectifs factices. Pouvoir. Fric. Gosses. On se défonce à les réaliser. Soit on ne les réalise jamais et on est frustrés pour l'éternité, soit on y parvient et on se rend compte qu'on s'en fout. Et puis on crève. Et la boucle est bouclée. Quand on se rend compte de ça, on a singulièrement envie de boucler la boucle immédiatement, pour ne pas lutter en vain, pour déjouer la fatalité, pour sortir du piège. Mais on a peur. De l'inconnu. Du pire. Et puis qu'on le veuille ou non, on attend toujours quelque chose. Sinon, on presserait sur la détente, on avalerait la plaquette de médocs, on appuierait la lame de rasoir jusqu'à ce que le sang gicle. On tente de se distraire, on fait la fête, on cherche l'amour, on croit le trouver, puis on retombe. De haut. On tente de jouer avec la vie pour se faire croire qu'on la maîtrise. On roule trop vite, on frôle l'accident. On prend trop de coke, on frôle l'overdose. Ça fait peur aux parents, des graines de banquiers, de PDG, d'hommes d'affaires, qui dégénèrent à ce point-là, c'est quand même incroyable. Il y en a qui essaient de faire quelque chose, d'autres qui déclarent forfait. Il y en a qui ne sont jamais là, qui ne disent rien, mais qui signent le chèque à la fin du mois. Et on les déteste parce qu'ils donnent tant et si peu. Tant pour qu'on puisse se foutre en l'air et si peu de ce qui compte vraiment. Et on finit par ne plus savoir ce qui compte vraiment. On finit par ne plus savoir ce qui compte, justement. Les limites s'estompent. On est comme un électron libre. On a une carte de crédit à la place du cerveau, un aspirateur à la place du nez, et rien à la place du coeur, on va en boîte plus qu'on ne va en cours, on a plus de maison qu'on n'a de vrais amis, et deux cents numéros dans notre répertoire qu'on n'appelle jamais. On est la jeunesse dorée. Et on n'a pas le droit de s'en plaindre, parce qu'il paraît qu'on a tout pour être heureux. Et on crève doucement dans nos appartements trop grands, des moulures à la place du ciel, repus, bourrés de coke et d'antidépresseurs, et le sourire aux lèvres...
Hell-Lolita Pille

# Postato domenica 06 dicembre 2009 06:10

Pour toi. Pour que tu comprennes. Ne m'en veux pas, s'il te plaît.

Tu vois. Il y avait lui. Je l'aimais plus que tout. J'étais capable de faire n'importe quoi, sauf de lui parler. J'avais trop honte, comme si je ne pouvais pas. Et puis tu es arrivée. J'ai bien vu que c'était différent, qu'il te regardait comme j'aurais voulu qu'il me voie. D'une part, je t'en voulais. Je t'en voulais parce que tu savais bien ce que je ressentais, et je suis devenue parano, mais si je n'avais aucun droit sur lui, il ne m'appartenait pas, et je le savais. Je détestais cette jalousie qui me dévorait, mais je préférais prendre sur moi plutôt que de t'en parler. La première fois que j'ai pleuré pour cette histoire, Alice a pété un plomb. Mais ça n'a rien changé. De toute façon qu'est-ce que je pouvais demander ? Rien d'autre que son bonheur, alors je n'ai rien dit. Je n'arrivais pas à te parler, c'était trop dur, j'avais tellement honte de moi. J'en ai bouffé, j'te jure. Cette putain d'histoire nous a éloignées, sûrement de ma faute. Je ne sais pas. Dès que je te voyais, ou te parlais, il y avait toujours un élément qui me rappelait ce que j'avais perdu. Alors je suis partie. Je ne pouvais pas vous voir et faire comme si de rien n'était. J'en suis désolée, c'était plus fort que moi. Lui je savais bien qu'il s'en foutait que je lui parle ou non, toi, je pensais aussi, mais d'un côté j'espérais que non. J'espérais que tu n'avais rien oublié de notre complicité, que tu te souvenais encore des beaux jours qu'on a passés ensemble. Aujourd'hui j'oublie cette histoire. Je peux le voir sans avoir mal, je finis même par m'en foutre. Mais toi je ne peux pas t'oublie. Aujourd'hui je m'excuse pour toute cette histoire. J'ai pour habitude de me compliquer la vie, je sais bien. Excuse moi. Je t'aime encore.
Pour toi. Pour que tu comprennes. Ne m'en veux pas, s'il te plaît.

# Postato venerdì 04 dicembre 2009 08:18

Modificato sabato 05 dicembre 2009 09:06

Je t'adore.

Je t'adore.
Je me suis petit à petit installée dans notre relation. Je m'y sens bien, même si je m'en plains de temps à autre. Je n'ai pas honte de moi quand je reconnais que tu me manques les jours où tu ne me parles pas.
J'avouerai volontiers que quelques fois, tu es oppressant, mais je tiens à toi.
Pour l'instant c'est tout, oui. Je tiens à toi. C'est déjà beaucoup plus que je pensais pouvoir te donner. C'est énorme à côté de mon c½ur qui s'est brisé.
Je te remercie d'être là, même si tu ne le sais peut-être pas. Merci de m'accompagner, sans le savoir. De m'aider à me retrouver, ou à me recréer.
Merci d'être là, tout simplement...
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# Postato lunedì 23 novembre 2009 13:05

Et pour une fois, elle sourit. Ce ne fut pas un sourire hypocrite, comme ceux qu'elle avait pris l'habitude de faire. Non, celui-là, il venait du fond de son coeur, ça se voyait dans son rire.

Et pour une fois, elle sourit. Ce ne fut pas un sourire hypocrite, comme ceux qu'elle avait pris l'habitude de faire. Non, celui-là, il venait du fond de son coeur, ça se voyait dans son rire.
Autant profiter du bonheur tant qu'il est encore là. Autant savoir que ça ne durera pas toute la vie. Oh non, ça j'en doute. Alors c'est maintenant que je revis, c'est maintenant que je guéris et que je profite.
J'ai la sensation que mon c½ur brûle à l'intérieur de moi, comme s'il voulait absolument sortir, découvrir. Comme s'il savait ce qui l'attendait dehors.
Pour une fois que tout va bien. Même si ce n'est pas parfait, on le sait bien. Ça ne sera jamais parfait. Alors je positive. À quoi bon être cynique alors qu'on pourrait juste vivre un petit peu ?
Aujourd'hui j'en ai assez de me poser des questions, j'en ai assez de souffrir à la place des autres, j'en ai assez d'être là pour ceux que ça ne touche pas, j'en ai assez de me casser la tête pour des gens qui n'en valent pas la peine. Alors j'arrête. Je vis, pour moi, pour ceux que j'aime.
Je vis, je ris, je souris. Ca fait du bien de renaître, même si la blessure reste profonde et que je ne trouverai jamais assez de pansements pour tout le sang que j'ai versé, je passe au-dessus.
J'ai versé des larmes, aujourd'hui j'en verse encore. Mais je pleure d'être heureuse. Parce que ça faisait longtemps. Parce que pendant trop de temps, il m'a empêché d'être heureuse. Il m'a blessé, comme s'il voulait me tuer. Ou alors il voulait juste se débarrasser. Mais aujourd'hui, je m'en fous. Aujourd'hui je sais pour qui je pleure. Aujourd'hui je sais que je peux dire : « foutez-moi la paix ». Aujourd'hui, je suis heureuse.

# Postato venerdì 20 novembre 2009 05:50